14:38 · 2 septembre 2026

🚩 Le cours du cacao recule de 4% alors que Mondelez International apaise les craintes du marché concernant l'approvisionnement

Le marché du cacao reste fortement soutenu par les inquiétudes liées aux conditions météorologiques en Afrique de l'Ouest, mais la situation fondamentale est loin d'être uniformément haussière, les contrats à terme sur le cacao de l'ICE (COCOA) ayant reculé de plus de 4% aujourd'hui. Le géant du secteur Mondelez a souligné que des stocks de cacao relativement importants constituent un tampon susceptible d’atténuer l’impact d’un léger déficit d’approvisionnement. Depuis juin, les contrats à terme sur le cacao ont bondi d’environ 80%, principalement sous l’effet des anticipations d’un excédent mondial nettement plus faible et des risques liés à un El Niño particulièrement intense cette année. Cependant, les dernières déclarations de Mondelez ont contribué à tempérer cette hausse.

Un déficit sur le marché du cacao est loin d’être certain malgré El Niño

La principale saison de récolte du cacao en Côte d’Ivoire a débuté cette semaine ; la production du premier producteur mondial devrait reculer, ce qui pourrait entraîner une réduction de l’excédent mondial. Les analystes de BMI s’attendent à ce que l’excédent mondial de cacao passe de 442 000 tonnes lors de la saison 2025/26 à 82 000 tonnes en 2026/27. Selon BMI, une contraction aussi marquée devrait créer un plancher fondamental plus élevé pour les cours du cacao et limiter l’ampleur d’éventuelles baisses plus importantes.

La principale source d’incertitude reste l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentant à eux deux environ la moitié de la production mondiale. Cela signifie que toute perturbation liée aux conditions météorologiques dans la région peut avoir un impact disproportionné sur les cours.

Toutefois, l’impact réel d’El Niño sur les récoltes n’est pas encore clair et ne se reflète pas encore dans les données de production concrètes. Mondelez a lui-même souligné qu’à ce stade, le marché anticipe principalement le risque d’un tel scénario plutôt que des preuves confirmées de pertes de production. Hedgepoint s’attend à ce que l’excédent mondial de cacao en 2026/27 tombe à environ 111 000 tonnes, ce qui montre que toutes les prévisions ne rejoignent pas l’estimation de BMI. Ces deux projections indiquent toutefois un équilibre du marché nettement plus tendu, sans pour autant aboutir à un déficit pur et simple.

La détérioration de l’équilibre devrait refléter à la fois une baisse de la production d’environ 2 % et une croissance des broyages de cacao d’environ 2,5 %. Cela est important car le marché s’approche d’un point où même une détérioration supplémentaire relativement faible de l’offre pourrait rapidement éliminer l’excédent restant.

L’Amérique du Sud contribue à stabiliser les prix du cacao, vulnérables aux risques liés à la production africaine

L’augmentation de la production en Amérique du Sud constitue un facteur de stabilisation. L’Équateur et le Brésil, en particulier, prennent de plus en plus d’importance en tant que sources d’approvisionnement alternatives, réduisant progressivement la dépendance du marché vis-à-vis de l’Afrique de l’Ouest. L’Équateur s’impose comme le principal challenger des producteurs traditionnels et vise à devenir le deuxième producteur mondial de cacao d’ici deux ans. Si cette expansion se poursuit, elle pourrait réduire de manière structurelle la prime de risque liée à la concentration géographique de l’offre mondiale.

Du côté de la demande, la situation est également moins optimiste que ne le laisseraient supposer les seules ventes de chocolat. Ces dernières années, les fabricants ont réduit la teneur en cacao et ajusté les formats des produits, ce qui signifie qu’une demande plus forte en snacks ne se traduit pas nécessairement, à l’identique, par une demande plus forte en fèves de cacao.

Le principal enseignement à tirer pour le marché est que la récente remontée repose sur des fondamentaux solides, à savoir un équilibre offre-demande plus tendu et des risques climatiques accrus ; toutefois, des stocks confortables, une production sud-américaine en hausse et une moindre utilisation du cacao dans l’industrie agroalimentaire pourraient limiter l’ampleur d’une nouvelle hausse.

Graphique du CACAO (H1)

Depuis début juin, nous avons déjà observé deux impulsions baissières d’une ampleur similaire à celle du mouvement actuel, qui ont toutes deux poussé le RSI près de 30. Une configuration comparable se dessine actuellement. Si El Niño commence à affecter de manière significative la production réelle en Afrique cette année, un rebond vers 7 000 dollars la tonne, voire au-delà, pourrait devenir possible. Toutefois, si l’impact reste limité, le cacao pourrait tout aussi bien se consolider dans la fourchette de 5 500 à 6 200 dollars la tonne pendant une période prolongée.

Source: xStation5

Louise Girard

Analyste de marchés

Accéder à l’expert 
2 septembre 2026, 19:55

Résumé quotidien : Reprise modérée à Wall Street 🗽 Les métaux tentent de se redresser alors que le dollar américain s'affaiblit

2 septembre 2026, 18:58

Les données de l'EIA indiquent une baisse des stocks de pétrole aux États-Unis ; la décision de l'OPEP+ est au centre de l'attention

2 septembre 2026, 16:36

📈 L'or rebondit de 1,5 %

2 septembre 2026, 16:35

Ouverture US : la baisse des cours du pétrole rassure Wall Street 🗽 Dell et GitLab en hausse, Palo Alto en baisse

"Ce contenu est une communication marketing au sens de l'art. 24, paragraphe 3, de la directive 2014/65 /UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d'instruments financiers et modifiant la directive 2002/92 /CE et la directive 2011/61 /UE (MiFID II). La communication marketing n'est pas une recommandation d'investissement ou une information recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement au sens du règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement sur les abus de marché) et abrogeant la directive 2003/6 / CE du Parlement européen et du Conseil et directives 2003/124 / CE, 2003/125 / CE et 2004/72 / CE de la Commission et règlement délégué (UE) 2016/958 de la Commission du 9 mars 2016 complétant le règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les normes techniques de réglementation relatives aux modalités techniques de présentation objective de recommandations d'investissement ou d'autres informations recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement et pour la divulgation d'intérêts particuliers ou d'indications de conflits d'intérêt ou tout autre conseil, y compris dans le domaine du conseil en investissement, au sens de l'article L321-1 du Code monétaire et financier. L’ensemble des informations, analyses et formations dispensées sont fournies à titre indicatif et ne doivent pas être interprétées comme un conseil, une recommandation, une sollicitation d’investissement ou incitation à acheter ou vendre des produits financiers. XTB ne peut être tenu responsable de l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent, l’investisseur final restant le seul décisionnaire quant à la prise de position sur son compte de trading XTB. Toute utilisation des informations évoquées, et à cet égard toute décision prise relativement à une éventuelle opération d’achat ou de vente de CFD, est sous la responsabilité exclusive de l’investisseur final. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées. Les performances passées ne sont pas nécessairement indicatives des résultats futurs, et toute personne agissant sur la base de ces informations le fait entièrement à ses risques et périls. Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l'effet de levier. 77% de comptes d'investisseurs de détail perdent de l'argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous comprenez comment les CFD fonctionnent et que vous pouvez vous permettre de prendre le risque probable de perdre votre argent. Avec le Compte Risque Limité, le risque de pertes est limité au capital investi."