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ETF cybersécurité : le guide complet pour investir en 2026

Les 3 points à retenir

  • Une demande qui ne faiblit pas. 1 366 incidents traités par l'ANSSI en 2025, 249 milliards de dollars de dépenses mondiales attendues en 2026 : la cybersécurité est une dépense que les entreprises ne peuvent pas couper.
  • Neuf ETF cybersécurité accessibles en France, dont seulement quatre qui comptent. ISPY, LOCK, CIBR et WCBR concentrent 96 % des encours. Aucun n'est éligible au PEA : il faut un compte-titres.
  • Un secteur avec une forte volatilité. +24 % à +58 % sur les huit premiers mois de 2026, mais -22 % à -38 % en 2022 et des baisses historiques jusqu'à -48 %. C'est un placement de long terme, pour une part limitée du portefeuille.

Les 3 points à retenir

  • Une demande qui ne faiblit pas. 1 366 incidents traités par l'ANSSI en 2025, 249 milliards de dollars de dépenses mondiales attendues en 2026 : la cybersécurité est une dépense que les entreprises ne peuvent pas couper.
  • Neuf ETF cybersécurité accessibles en France, dont seulement quatre qui comptent. ISPY, LOCK, CIBR et WCBR concentrent 96 % des encours. Aucun n'est éligible au PEA : il faut un compte-titres.
  • Un secteur avec une forte volatilité. +24 % à +58 % sur les huit premiers mois de 2026, mais -22 % à -38 % en 2022 et des baisses historiques jusqu'à -48 %. C'est un placement de long terme, pour une part limitée du portefeuille.

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Pourquoi la cybersécurité est un secteur à part ?

La cybersécurité est l'un des rares postes de dépense qu'une entreprise ne peut pas couper en période de crise.

Les piratages sont devenues ordinaires

Selon le Panorama de la cybermenace 2025 publié par l'ANSSI le 11 mars 2026, l'agence française a traité 1 366 incidents de sécurité en 2025, un niveau stable par rapport à 2024 (1 361).

Les rançongiciels reculent légèrement (128 cas contre 141), mais les vols de données explosent : 196 exfiltrations contre 130 l'année précédente, soit +50 %. Les PME, TPE et ETI représentent 48 % des victimes de rançongiciels.

Vincent Strubel, directeur général de l'ANSSI, résume la situation dans la préface du rapport : la France a les moyens de « contrer, décourager ou au moins complexifier grandement la vie des attaquants ». À condition d'y consacrer des budgets.

Des budgets en forte hausse

Le cabinet Gartner, référence du secteur, estime dans sa prévision de juin 2026 que les dépenses mondiales de sécurité informatique atteindront 248,9 milliards de dollars en 2026 (+12,7 %) et 372,6 milliards en 2030. À titre de comparaison, elles étaient de 193 milliards en 2024.

Les géants investissent gros

"Faire de la sécurité un catalyseur de l'innovation, et non un frein" Thomas Kurian, patron de Google Cloud

Le 11 mars 2026, Google a finalisé le rachat de la société israélienne Wiz pour 32 milliards de dollars en numéraire, la plus grosse acquisition de l'histoire d'Alphabet et le montant le plus élevé jamais payé pour une entreprise de cybersécurité.

Quand un acteur de cette taille dépense 32 milliards pour une entreprise fondée en 2020, le message aux investisseurs est clair : le secteur est stratégique et les valorisations sont élevées.

Un secteur en croissance n'est pas un placement sans risque. Les valorisations intègrent déjà beaucoup d'optimisme, et le secteur a perdu jusqu'à 38 % en 2022 quand les taux d'intérêt sont montés. Nous y revenons plus bas dans la partie dédiée aux risques.

En conclusion : pourquoi ce secteur attire les investisseurs ?

La cybersécurité coche une case rare en Bourse : la demande ne dépend pas de la conjoncture. Une entreprise peut reporter l'achat de machines ou geler ses embauches, elle ne peut pas suspendre la protection de ses données, et la réglementation européenne (NIS2) l'y oblige désormais.

 

Quels ETF cybersécurité sont accessibles en France ?

9 ETF cyber sont accessibles en France. Tous sont domiciliés en Irlande, à réplication physique (le fonds détient réellement les actions) et cotés en euros sur au moins une place européenne (Xetra, Euronext, Borsa Italiana).

ETF Ticker ISIN Indice suivi TER Encours Lignes Dividendes Lancement
L&G Cyber Security UCITS ETF ISPY / USPY IE00BYPLS672 ISE Cyber Security UCITS 0,69 % 3 170 M€ 30 Capitalisés 28/09/2015
iShares Digital Security UCITS ETF (Acc) LOCK / L0CK IE00BG0J4C88 STOXX Global Digital Security 0,40 % 1 672 M€ 116 Capitalisés 07/09/2018
First Trust Nasdaq Cybersecurity UCITS ETF CIBR / CBRS IE00BF16M727 Nasdaq CTA Cybersecurity 0,60 % 1 407 M€ 40 Capitalisés 27/05/2020
WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF WCBR / W1TB IE00BLPK3577 WisdomTree Team8 Cybersecurity 0,45 % 412 M€ 25 Capitalisés 25/01/2021
iShares Digital Security UCITS ETF (Dist) LOCK Dist IE00BG0J4841 STOXX Global Digital Security 0,40 % 168 M€ 116 Distribués 2018
First Trust Nasdaq Cybersecurity EUR Hedged — IE000P16KP52 Nasdaq CTA Cybersecurity (couvert EUR) 0,60 % 95 M€ 40 Capitalisés 2023
Global X Cybersecurity UCITS ETF — IE00BMH5Y871 Indxx Cybersecurity 0,50 % 67 M€ ≈ 25 Capitalisés 2021
L&G Cyber Security Innovation UCITS ETF ASPY IE000ST40PX8 Orientation mid-caps 0,49 % 31 M€ n.c. Capitalisés 2023
Invesco Cybersecurity UCITS ETF ICBR IE00072RHT03 Sélection assistée par IA 0,35 % 9 M€ ≈ 50 Capitalisés 2025

Source : justETF, au 14/09/2026.

etf cybersecurite encours comparatif
9 ETF cybersécurité existent, mais 4 concentrent 96 % des encours : ISPY, LOCK, CIBR et WCBR.

1. L&G Cyber Security (ISPY) : le pionnier, le plus gros, le plus cher

Lancé en septembre 2015, ISPY a onze ans d'historique et 3,17 milliards d'euros d'encours, presque autant que tous les autres réunis. Depuis son lancement, il a progressé de +340 % (en euros, au 31/08/2026).

Son indice contient une trentaine de sociétés réparties entre « infrastructure » (équipements réseau, puces) et « services » (logiciels, conseil). Les dix premières positions pèsent 67 % du fonds.

C'est l'ETF le plus cher de la catégorie avec un TER à 0,69% contre 0,40% ou 0,50% pour les autres.

2. iShares Digital Security (LOCK) : le plus diversifié, le moins volatil

LOCK suit le STOXX Global Digital Security, un indice qui comprend 116 lignes dont aucune ne dépassant 2,9 %. Les dix premières positions ne représentent que 27 % du fonds. 

C'est aussi le moins américain : 70 % États-Unis, 13 % Japon (NEC, Fujitsu, Trend Micro), 3 % Israël, 3 % Taïwan. Cette diversification se voit dans les chiffres de risque : volatilité de 20 % sur trois ans contre 33 % pour ISPY, et pire chute historique de -33 %. 

En revanche, quand le secteur s'envole, LOCK monte moins. +24 % depuis le début de 2026 contre +58 % pour ISPY.

Les frais s'élèvent à 0,40 % et l'encours à 1,67 milliard d'euros.

3. First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR) : le « pur » cyber

CIBR est la version européenne du plus gros ETF cybersécurité américain. Son indice est le Nasdaq CTA Cybersecurity qui ne retient que 40 sociétés dont 90 % américaines.

Les leaders pèsent lourd : Palo Alto Networks 9,2 %, Fortinet 9,1 %, CrowdStrike 8,1 %, Cisco 7,5 %, Broadcom 6,8 %.

Sur cinq ans, c'est le meilleur des quatre (+94 % contre +80 % pour ISPY, +59 % pour WCBR, +55 % pour LOCK), avec une pire chute limitée à -30 %.

Les frais sont néanmoins élevés à 0,60 % et l'encours s'élève à 1,4 milliard d'euros. Il existe aussi en version couverte contre le risque de change (IE000P16KP52, encours à 95 M€), utile pour ne pas subir les variations euro/dollar.

4. WisdomTree Cybersecurity (WCBR) : le pari croissance

WisdomTree délègue la sélection à Team8, un groupe israélien fondé par d'anciens responsables de l'unité 8200 (renseignement militaire).

Le portefeuille est resserré sur seulement 25 sociétés orientées « nouvelle génération » : CrowdStrike 7,4 %, Datadog 7,0 %, Palo Alto 6,4 %, Fortinet 6,1 %, Okta 5,9 %, SentinelOne 5,9 %. Pas de Cisco ni de Broadcom, jugés trop généralistes. Il est concentré à 91 % aux États-Unis.

C'est l'ETF le plus volatil du groupe : +61 % en 2023, -38 % en 2022, -13 % en 2025, +52 % depuis le début de 2026. Sa pire chute historique atteint -48 %.

Les frais s'élèvent à 0,45 % et l'encours est de 412 M€. À réserver à ceux qui acceptent de voir leur ligne perdre la moitié de sa valeur sans vendre.

Les cinq autres, en une ligne chacun

  • LOCK Dist (IE00BG0J4841) : même portefeuille que LOCK, mais verse les dividendes (rendement inférieur à 1 %). 168 M€ d'encours.
  • CIBR EUR Hedged (IE000P16KP52) : CIBR sans risque de change. 95 M€ d'encours. Coût implicite de la couverture d'environ 1,5 à 2 % par an avec l'écart de taux actuel entre la Fed et la BCE.
  • Global X Cybersecurity (IE00BMH5Y871) : 67 M€, 0,50 %, performance en retrait (+26 % sur un an contre +50 % pour ISPY). Pas d'avantage évident.
  • L&G Cyber Security Innovation (ASPY, IE000ST40PX8) : mid-caps innovantes, 31 M€, +56 % sur un an. Intéressant mais trop petit.
  • Invesco Cybersecurity (ICBR, IE00072RHT03) : le moins cher (0,35 %) et une méthode de sélection par analyse automatique des rapports annuels. 9 M€ d'encours : à surveiller, pas à acheter tant que l'encours ne dépasse pas 100 M€.

En conclusion sur les ETF cybersécurité accessibles en France

Sur 9 ETF, seulement 4 ont une taille suffisante (encours > 100M€) pour être achetés. 

Entre les quatre fonds qui restent, les frais ne sont pas le critère décisif. Ils vont de 0,40 % à 0,69 %, un écart réel mais secondaire face à ce qui les distingue vraiment : le nombre de sociétés détenues, le poids des plus grosses lignes et la définition même de « cybersécurité » que chaque indice retient. C'est l'objet de la partie suivante.

 

Qu'est ce qui différencie vraiment ces 4 ETF cybersécurités ?

Deux ETF avec 0,3 point d'écart de frais peuvent diverger de 30 points de performance sur une année. Ce qui compte, c'est l'indice qu'ils copient.

La Concentration : combien pèsent les dix premières lignes ?

Dans ISPY, CIBR et WCBR, les dix premières entreprises représentent 57 à 67 % du fonds. Une mauvaise nouvelle sur Palo Alto ou Fortinet se ressent immédiatement.

Dans LOCK, elles pèsent 27 % : le fonds encaisse mieux les accidents individuels, mais profite moins des envolées.

La Géographie : 70 à 90 % d'actions américaines

cybersecurite repartition geographique

Ces ETF sont cotés en euros mais leurs actions sont en dollars. Si l'euro monte de 10 % face au dollar, votre ETF perd environ 8 % même si les actions ne bougent pas.

Sur 2025, la hausse de l'euro explique une bonne partie des performances négatives affichées en euros alors que les mêmes fonds étaient en hausse en dollars. Seule la version couverte de CIBR neutralise cet effet.

Chevauchement : ne cumulez pas deux ETF quasi identiques

Palo Alto Networks, Fortinet, CrowdStrike, Cloudflare et Zscaler sont présents dans les quatre grands ETF.

Détenir ISPY et CIBR ensemble n'apporte presque aucune diversification supplémentaire.

Si vous voulez deux lignes cyber, la seule combinaison logique est LOCK (définition large, 116 lignes) plus CIBR ou WCBR (définition stricte).

Tableau des synthèse des différences

  ISPY LOCK CIBR WCBR
Philosophie de l'indice Cyber large, infra + services Sécurité numérique au sens large Cyber strict (classification CTA) Cyber « nouvelle génération », sélection Team8
Nombre de lignes 30 116 40 25
Poids du top 10 67 % 27 % 60 % 57 %
États-Unis 78 % 70 % 90 % 91 %
Volatilité 3 ans 33 % 20 % 25 % 30 %
Pire chute depuis le lancement -35 % -33 % -30 % -48 %
Performance 5 ans (EUR) +80 % +55 % +94 % +59 %
Performance 2026 (au 31/08) +58 % +24 % +37 % +52 %
TER 0,69 % 0,40 % 0,60 % 0,45 %
Filtre ESG Oui Oui Non Oui

Source : justETF, données en EUR au 31/08/2026, compositions juin-juillet 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En conclusion sur ce qui différencie ces 4 ETF

Deux paramètres résument la différence :

  1. la concentration (27 % du fonds dans les dix premières lignes pour LOCK, 57 à 67 % pour les trois autres)
  2. l'exposition au dollar (70 à 91 % d'actions américaines, sans couverture sauf exception).

Le premier détermine l'amplitude des mouvements, le second ajoute une variable que l'investisseur français oublie souvent : le taux de change.

 

ETF cybersécurité : Performances et Risques (à quoi s'attendre)

Année par année depuis 2022

Ce graphique montre le vrai visage du secteur : une année sur deux est spectaculaire, une année sur trois est douloureuse.

etf cybersecurite performance annuelle 2022 a 2026
 

Ce que 1 000 € placés début 2022 seraient devenus

  Fin 2022 Fin 2023 Fin 2024 Fin 2025 31/08/2026
ISPY 725 € 979 € 1 226 € 1 168 € 1 845 €
LOCK 758 € 969 € 1 201 € 1 185 € 1 465 €
CIBR 779 € 1 046 € 1 316 € 1 252 € 1 717 €
WCBR 617 € 990 € 1 176 € 1 023 € 1 550 €

Simulation à partir des performances annuelles justETF (EUR, dividendes réinvestis), 1 000 € investis le 1er janvier 2022, hors frais de courtage et fiscalité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Celui qui a acheté WCBR début 2022 a attendu fin 2023 pour retrouver sa mise, et fin 2025 il n'avait toujours gagné que 2 % en quatre ans. Huit mois plus tard, il est à +55 %. Ce placement récompense ceux qui ne vendent pas au mauvais moment.

Volatilité et chute

etf cybersecurite volatilite
 

La « perte maximale » est la plus forte baisse subie entre un point haut et le point bas suivant. Elle répond à la question qui compte pour un débutant : combien puis-je perdre avant de voir remonter ? Entre -30 % (CIBR) et -48 % (WCBR). Si l'idée de voir 10 000 € devenir 5 200 € vous empêche de dormir, ne prenez pas WCBR, ou réduisez le montant.

En conclusion sur le risque des ETF cybersécurité

Les quatre grands ETF ont tous connu au moins une baisse de 30 %, et le plus concentré près de 50 %.

Concrètement, c'est un placement qui a du sens pour une part limitée d'un portefeuille déjà diversifié, avec un horizon de cinq ans minimum et des versements étalés dans le temps. À l'inverse, il convient mal à de l'argent dont vous pourriez avoir besoin à court terme ou à une mise unique investie au sommet d'un cycle.

 

Quel ETF cybersécurité correspond à votre situation ?

Ce que vous détenez déjà compte autant que l'ETF choisi

Un ETF cybersécurité se comporte comme un ETF Nasdaq amplifié. Si vous détenez déjà un ETF World ou S&P 500, vous possédez déjà Broadcom, Cisco et une partie du secteur.

Si vous détenez un ETF intelligence artificielle, le recoupement est encore plus fort : Broadcom, Palo Alto Networks et Datadog figurent dans les deux. Dans ce cas, l'ETF cyber ajoute de la concentration technologique, pas de la diversification.

Vous avez déjà un ETF World, S&P 500 ou Nasdaq : l'ETF cyber apporte-t-il quelque chose ?

Ces trois indices contiennent bien des sociétés de cybersécurité, mais à des poids infimes. Dans un ETF World ou S&P 500, les acteurs purs du secteur (CrowdStrike, Palo Alto Networks, Fortinet, Zscaler, Cloudflare) pèsent ensemble moins de 1 % du fonds.

Concrètement, 10 000 € placés en ETF World représentent moins de 100 € investis dans la cybersécurité.

Dans le Nasdaq-100, plus concentré sur la technologie, cette part monte à quelques pour cent, ce qui reste marginal.

Ce que ces indices contiennent en revanche en quantité, ce sont les géants généralistes que les ETF cyber détiennent aussi : Broadcom, Cisco, et dans le cas du Nasdaq, Datadog.

L'ETF cyber n'apporte donc pas de diversification au sens strict, il apporte une surpondération délibérée d'un secteur que votre cœur de portefeuille ne fait qu'effleurer. C'est un choix de conviction, pas un choix de répartition des risques.

Deux façons de trancher :

  • Vous pensez que la cybersécurité fera mieux que le marché dans les dix ans et vous voulez que cette conviction se voie dans votre performance : un ETF cyber à 5-10 % du portefeuille a du sens, en complément de l'ETF World.
  • Vous voulez simplement « être exposé » au secteur sans opinion sur sa surperformance : votre ETF World ou S&P 500 le fait déjà, et un ETF cyber ne ferait qu'augmenter votre concentration sur les valeurs technologiques américaines.

Cas particulier du Nasdaq-100 : il est déjà composé à plus de 50 % de technologie américaine. Lui ajouter un ETF cyber à 90 % américain revient à empiler deux paris sur le même moteur. Si le Nasdaq est votre cœur de portefeuille, la poche cyber a moins de justification que si votre cœur est un ETF World.

Quel ETF pour quelle situation ?

Votre situation ETF correspondant Pourquoi
Vous débutez, vous investissez 50 à 200 € par mois, horizon de 8 ans ou plus LOCK 116 lignes, volatilité la plus faible des quatre, 0,40 % de frais, encours solide
Vous recherchez l'exposition la plus « pure » au secteur et acceptez une baisse de 30 % CIBR 40 sociétés classées cybersécurité, meilleure performance sur 5 ans, pire chute historique la plus limitée
Vous placez un montant important (plus de 20 000 €) en une seule fois ISPY Encours le plus élevé du marché européen, écarts achat-vente les plus serrés
Vous souhaitez percevoir des dividendes LOCK Dist Seul grand ETF cybersécurité distribuant (rendement inférieur à 1 %)
Vous ne voulez pas subir les variations euro/dollar CIBR EUR Hedged Même portefeuille que CIBR, risque de change neutralisé, coût implicite d'environ 1,5 à 2 % par an
Vous privilégiez les sociétés de nouvelle génération et supportez une baisse de près de 50 % WCBR 25 sociétés sélectionnées par Team8, sans Cisco ni Broadcom, volatilité la plus élevée
Vous cherchez les frais les plus bas ICBR, sous réserve d'encours 0,35 % de frais, mais 9 M€ d'encours : écarts de prix élevés et risque de fermeture du fonds

Pour la plupart des lecteurs de cet article, le choix se joue entre LOCK, le plus diversifié, et CIBR, le plus concentré sur le secteur. Les autres fonds répondent à des besoins spécifiques (dividendes, couverture de change, liquidité pour de gros montants).

Combien y consacrer ?

Chez les investisseurs particuliers, un ETF thématique représente le plus souvent 5 à 10 % du portefeuille actions, le reste étant investi en ETF World ou ETF S&P 500.

Un débutant qui dispose de 5 000 € placera donc 250 à 500 € en ETF cybersécurité. Il s'agit d'ordres de grandeur observés, pas d'une recommandation personnalisée : la part adaptée dépend de votre horizon, de votre tolérance aux baisses et de ce que vous détenez déjà.

En conclusion sur le choix de l'ETF cyber

La question à se poser n'est pas « lequel a le plus monté cette année ? » mais « lequel puis-je garder dix ans sans y toucher ? ».

Le tableau ci-dessus se résume en trois lignes :

  • LOCK pour la diversification,
  • CIBR pour l'exposition ciblée,
  • ISPY pour la liquidité.

 

ETF cybersécurité et PEA : pourquoi c'est impossible, et quoi faire à la place

C'est la question qui intéresse le plus les investisseurs français : quels ETF cyber sont éligibles au PEA ?

Aucun des neuf ETF cybersécurité accessibles en France n'est éligible au PEA. La raison : les ETF cyber sont composés à 80 % d'actions américaines, le reste étant japonais, israélien ou canadien

Pourquoi aucun ETF cyber n'est éligible au PEA ?

Pour entrer dans un Plan d'Épargne en Actions, un ETF doit investir au moins 75 % de ses actifs dans des entreprises dont le siège est situé dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Or les etf cyber sont composés à 80 % d'actions américaines, le reste étant japonais, israélien ou canadien.

L'Europe n'a aucun champion coté dans ce secteur : Darktrace (Royaume-Uni) a été retirée de la Bourse fin 2024 après son rachat par le fonds Thoma Bravo, et Wiz, fondée par des Israéliens, vient d'être absorbée par Google.

Certains ETF contournent cette règle des 75% par la « réplication synthétique ». C'est ainsi qu'existent des ETF S&P 500 ou Nasdaq éligibles au PEA.

Cependant, aucun émetteur ne l'a fait pour les ETF cybersécurité, le marché étant trop étroit pour justifier le montage.

Quelles autres solutions existent ?

  1. Séparer les enveloppes. Cœur de portefeuille (ETF World, S&P 500 synthétique) dans le PEA pour bénéficier de sa fiscalité après cinq ans ; poche cybersécurité dans un compte-titres ordinaire. En CTO, les plus-values sont taxées à 31,4 % (prélèvement forfaitaire unique) uniquement au moment de la vente. Avec un ETF capitalisant (c'est le cas de LOCK IE00BG0J4C88, CIBR IE00BF16M727, ISPY IE00BYPLS672 et WCBR IE00BLPK3577), aucune imposition ne s'applique tant que vous conservez vos parts ; seule la part distribuante de LOCK (IE00BG0J4841) génère une fiscalité annuelle sur les dividendes versés. C'est l'organisation la plus répandue chez les investisseurs particuliers.
  2. Un ETF défense ou technologie européenne éligible au PEA. Certains ETF défense incluent Thales, premier acteur français de cybersécurité via sa division Cyber & Digital, aux côtés de Safran ou Rheinmetall. L'exposition à la cybersécurité y reste minoritaire, généralement inférieure à 15 % du fonds.
  3. Des actions européennes en direct dans le PEA. Thales, Atos/Eviden et Wallix (petite capitalisation française spécialisée dans la gestion des accès) sont éligiblesau PEA. Le choix est étroit et demande de suivre chaque valeur individuellement.

En conclusion sur les ETF cyber et le PEA

L'absence d'ETF cybersécurité éligible au PEA n'est pas un obstacle à l'investissement, c'est une contrainte d'organisation.

 

Le PEA garde son rôle pour le cœur de portefeuille européen ou synthétique ; le compte-titres accueille les thématiques mondiales, dont la cybersécurité. Chercher à forcer le secteur dans le PEA conduit à des produits qui ne correspondent pas à l'objectif de départ.

 

En résumé sur les ETF cyber

La cybersécurité est un secteur en croissance structurelle : 1 366 incidents traités par l'ANSSI en 2025, 249 milliards de dollars de dépenses mondiales attendues en 2026, 32 milliards payés par Google pour une seule entreprise.

Neuf ETF permettent d'y investir depuis la France, mais quatre seulement ont la taille suffisante.

Pour un débutant, LOCK est le point d'entrée logique ; pour un investisseur qui accepte plus de risque, CIBR ou ISPY.

Aucun n'entre dans un PEA : prévoyez un compte-titres, un montant limité à 5-10 % de votre portefeuille, et des achats mensuels plutôt qu'un gros ordre unique.

Pour aller plus loin dans le cocon ETF :

 

Communication à caractère promotionnel. Investir comporte des risques de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les informations de cette page ont un caractère pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Consultez le DIC de chaque produit avant d'investir. 

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FAQ

Il n'y a pas de réponse unique.

  • LOCK (iShares) est le meilleur choix pour débuter : 116 lignes, 0,40 % de frais, volatilité la plus faible.
  • CIBR (First Trust) a la meilleure performance sur cinq ans (+94 %).
  • ISPY (L&G) est le plus liquide mais le plus cher (0,69 %).

Choisissez selon votre tolérance aux baisses, pas selon la performance de l'année en cours.

Non, aucun. Les portefeuilles sont composés à 70-91 % d'actions américaines, loin du seuil de 75 % d'actions européennes exigé.

Ils s'achètent sur un compte-titres ordinaire, où les plus-values sont taxées à 31,4 % à la vente.

Invesco Cybersecurity (ICBR) à 0,35 %, puis iShares Digital Security (LOCK) à 0,40 %.

Mais ICBR ne gère que 9 M€ : ses écarts achat-vente coûtent probablement plus que l'économie de frais.

LOCK est le vrai « moins cher » utilisable.

Huit sur neuf réinvestissent les dividendes (capitalisants).

Seule la part distribuante de LOCK (IE00BG0J4841) les verse, avec un rendement inférieur à 1 % par an : les entreprises du secteur réinvestissent leurs bénéfices plutôt que de les distribuer.

Historiquement, entre 30 % (CIBR) et 48 % (WCBR) entre un point haut et le point bas suivant.

L'année 2022 a coûté 22 à 38 % selon le fonds.

Ce n'est pas un placement pour de l'argent dont vous aurez besoin dans moins de cinq ans.

Les deux thèmes se recoupent (Broadcom, Palo Alto, Datadog figurent dans les deux) mais ne se remplacent pas.

La cyber est une dépense défensive et récurrente des entreprises ; l'IA est un pari sur les infrastructures et les semi-conducteurs, plus cyclique.

Si vous détenez déjà un ETF IA, ajouter un ETF cyber augmente votre concentration technologique.

Seulement si vous avez une conviction forte sur la hausse de l'euro. La couverture coûte environ 1,5 à 2 % par an (écart de taux entre États-Unis et zone euro) et n'existe que pour CIBR. Sur dix ans, la plupart des investisseurs préfèrent accepter le risque de change.

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