- 84% des sociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats du T1 2026 ont annoncé un BPA supérieur aux attentes.
- La marge nette agrégée atteint 13,4%, un plus haut depuis le début du suivi en 2009.
- Le PER à 12 mois du S&P 500 ressort à 20,9, au-dessus des moyennes à 5 et 10 ans.
- 84% des sociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats du T1 2026 ont annoncé un BPA supérieur aux attentes.
- La marge nette agrégée atteint 13,4%, un plus haut depuis le début du suivi en 2009.
- Le PER à 12 mois du S&P 500 ressort à 20,9, au-dessus des moyennes à 5 et 10 ans.
Les contrats à terme sur le S&P 500 reculent modérément ce lundi 27 avril, alors que la saison des résultats du T1 2026 a déjà couvert 28% de l’indice. L’indice S&P 500 (US500) affiche pour l’instant une croissance bénéficiaire agrégée de 15,1% sur un an, tandis que 84% des sociétés publiées annoncent un BPA supérieur aux estimations. La question porte désormais moins sur le trimestre écoulé que sur la capacité des entreprises américaines à conserver ces marges avec un PER supérieur à ses moyennes historiques.
S&P 500 : les résultats dépassent encore les prévisions
Des bénéfices supérieurs au consensus
La saison des résultats du T1 2026 donne une image favorable des bénéfices américains. À ce stade, 84% des entreprises du S&P 500 ayant publié leurs comptes ont annoncé un bénéfice par action supérieur aux estimations. La proportion dépasse la moyenne à 5 ans de 78% et la moyenne à 10 ans de 76%.
L’écart positif atteint 12,3% sur le BPA, contre 7,3% en moyenne sur 5 ans et 7,1% sur 10 ans. Ce chiffre mesure la différence entre le bénéfice publié et le bénéfice attendu avant l’annonce. Il reste à interpréter avec prudence, car il ne porte que sur les sociétés déjà publiées, et non sur l’ensemble de l’indice.
La croissance bénéficiaire agrégée du S&P 500 ressort désormais à 15,1% sur un an. Elle était de 13,0% une semaine plus tôt et de 13,1% fin mars. Si ce rythme se maintient, l’indice signerait un sixième trimestre consécutif de hausse des bénéfices à deux chiffres.
Des revenus en hausse dans les onze secteurs
Les chiffres d’affaires confirment la même tendance. 81% des sociétés publiées affichent des revenus supérieurs aux prévisions, contre une moyenne à 5 ans de 70% et une moyenne à 10 ans de 67%. L’écart moyen ressort à 2,0%, en ligne avec la moyenne à 5 ans et au-dessus de la moyenne à 10 ans de 1,5%.
La croissance agrégée des revenus atteint 10,3% sur un an. Elle s’établissait à 10,0% la semaine précédente et à 9,9% fin mars. Si ce niveau tient jusqu’à la fin de la période de publication, il s’agirait du rythme le plus rapide depuis le T3 2022, lorsque la croissance des revenus atteignait 11,0%.
Tous les onze secteurs du S&P 500 affichent une progression annuelle de leurs revenus. La technologie, les services de communication et les financières contribuent le plus à cette hausse. Pour un lecteur français, cette donnée compte car les actions américaines restent très pondérées dans les grands indices mondiaux et dans de nombreux fonds indiciels.
Marges du S&P 500 : le niveau record change l’équation
La technologie tire les marges vers le haut
La marge nette agrégée du S&P 500 atteint 13,4% au T1 2026. Si ce niveau est confirmé, il dépassera le précédent record de 13,2% enregistré au trimestre précédent. La série statistique remonte à 2009, ce qui place le trimestre en cours au sommet de l’historique disponible.
Les écarts sectoriels sont nets. Cinq secteurs améliorent leur marge nette sur un an, avec la technologie en tête à 29,1% contre 25,4% un an plus tôt. Six secteurs reculent, notamment les services de communication, dont la marge passe de 16,0% à 14,1%.
Les marges bénéficiaires restent également supérieures à leur moyenne à 5 ans dans six secteurs. La technologie ressort à 29,2%, contre une moyenne de 25,3%. À l’inverse, l’énergie reste sous pression, avec une marge de 6,6% contre une moyenne à 5 ans de 9,6%.



Source: FactSet
Une valorisation plus exigeante
La valorisation reste le point de friction. Le PER à 12 mois du S&P 500 atteint 20,9, contre une moyenne à 5 ans de 19,9 et une moyenne à 10 ans de 18,9. Ce multiple est aussi supérieur au niveau de 19,7 observé fin mars.
Les prévisions pour le reste de 2026 restent orientées à la hausse. Les bénéfices sont attendus en progression de 20,6% au T2, 22,7% au T3 et 20,4% au T4. Pour l’ensemble de 2026, la croissance bénéficiaire anticipée atteint 18,6%, avec environ 180 sociétés du S&P 500 encore attendues dans la suite de la période de publication.
La réaction des cours reste mesurée. Les sociétés publiant un BPA supérieur aux attentes gagnent en moyenne 0,9% entre deux jours avant et deux jours après leurs résultats, contre 1,0% en moyenne sur 5 ans. Les surprises négatives entraînent une baisse moyenne de 2,6%, moins forte que la moyenne récente de 2,9%.
US500 (H1 interval)
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Source: xStation5
❓ FAQ
Pourquoi le S&P 500 recule-t-il malgré de bons résultats ?
Le S&P 500 peut baisser même avec de bons résultats si les attentes étaient déjà élevées. La valorisation actuelle, avec un PER à 12 mois de 20,9, laisse moins de marge d’erreur aux entreprises.
Que signifie le BPA dans la saison des résultats du S&P 500 ?
Le BPA correspond au bénéfice par action. Dans la saison des résultats, il permet de comparer le bénéfice publié par une entreprise avec l’estimation attendue par le consensus.
Pourquoi les marges bénéficiaires du S&P 500 sont-elles suivies de près ?
Les marges bénéficiaires indiquent la part du chiffre d’affaires qui reste en bénéfice net. Pour le S&P 500, une marge de 13,4% aide à expliquer pourquoi les bénéfices progressent plus vite que les revenus.
Quel rôle joue la technologie dans l’US500 ?
La technologie pèse fortement dans l’US500. Ses marges proches de 29% au T1 2026 tirent la moyenne de l’indice vers le haut et renforcent son influence sur les bénéfices agrégés.
Comment suivre l’exposition au S&P 500 sans acheter chaque action ?
L’exposition au S&P 500 passe souvent par des fonds indiciels ou des ETF répliquant l’indice. Les ETF sur indices permettent de suivre un panier d’actions plutôt qu’un titre isolé.
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