- Le cours du pétrole reste proche de 100 dollars sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz.
- L’Iran aurait récupéré l’accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles.
- Les anticipations d’inflation américaines remontent, ce qui complique la trajectoire de la Fed.
- Le cours du pétrole reste proche de 100 dollars sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz.
- L’Iran aurait récupéré l’accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles.
- Les anticipations d’inflation américaines remontent, ce qui complique la trajectoire de la Fed.
Le cours du pétrole reste le point de tension du matin, malgré une baisse de 1,60% sur OIL à 100 dollars le baril. Le risque vient du détroit d’Ormuz, passage clé pour le pétrole brut, alors que l’Iran aurait retrouvé une large partie de ses capacités de lancement. Les indices boursiers asiatiques progressent peu, sauf le JP225 japonais et le SG20cash de Singapour, tous deux en hausse de 1,30%.
Cours du pétrole : Ormuz, le risque numéro un
Le détroit d’Ormuz concentre l’attention
La séance asiatique est restée calme. Les indices chinois gagnent entre 0% et 0,17%, signe d’un marché sans direction nette. Le Japon et Singapour font mieux, avec une hausse de 1,30% pour le JP225 et le SG20cash.
Le dollar américain se raffermit légèrement. Les mouvements restent limités sur le marché des devises, mais la devise américaine profite d’un contexte plus tendu sur l’énergie. Le cours du pétrole garde un rôle de baromètre pour l’inflation mondiale.
Le détroit d’Ormuz reste le point de passage à surveiller. Les évaluations du renseignement américain indiquent que l’Iran aurait retrouvé un accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles dans la zone. Téhéran pourrait de nouveau déployer des lanceurs mobiles et utiliser certaines positions fortifiées.

L’arsenal iranien pèse sur les prix de l’énergie
L’Iran conserverait environ 70% de son arsenal de missiles et de lanceurs d’avant-guerre. Cette capacité comprend des missiles balistiques capables de frapper des cibles régionales. Elle inclut aussi des missiles de croisière de plus courte portée, utilisés contre des objectifs terrestres ou maritimes.
Cette donnée entretient la prime de risque sur le cours du pétrole. Même lorsque les prix reculent en séance, le marché garde en tête le risque d’une perturbation du transport maritime. Le Brent perd 1,60% à 100 dollars le baril et le WTI cède 1,05% à 106 dollars.
La baisse ne suffit donc pas à effacer le signal envoyé par l’énergie. Des prix du brut proches de ces niveaux alimentent les coûts de transport, les prix à la pompe et certaines composantes industrielles. L’effet se transmet ensuite aux anticipations d’inflation.
Inflation, Fed et dollar : le pétrole complique l’équation
Les anticipations d’inflation remontent aux États-Unis
Le chiffre d’inflation CPI américain a surpris par sa vigueur. L’indice des prix à la consommation reste l’un des indicateurs suivis par la Fed pour juger la persistance des hausses de prix. Le marché a réagi par une remontée des anticipations d’inflation.
Le point mort d’inflation à cinq ans atteint son plus haut niveau depuis octobre 2022. La mesure à dix ans grimpe à son niveau le plus élevé depuis 2023. Le cours du pétrole explique une partie de cette tension, car l’énergie agit vite sur les anticipations des ménages et des entreprises.
Cette évolution réduit la marge de manœuvre de la Réserve fédérale américaine. Une inflation attendue plus élevée peut pousser la Fed à maintenir des taux restrictifs plus longtemps. Dans le scénario le plus dur, une nouvelle hausse de taux revient dans les débats de marché.
Le dollar profite d’un biais plus restrictif
Le dollar progresse légèrement dans ce contexte. Le mouvement reste modéré, mais il traduit une lecture simple : si la Fed garde ses taux élevés, le rendement relatif des actifs en dollars reste soutenu. Le billet vert réagit donc autant à l’inflation qu’au risque géopolitique.
La hausse du dollar peut aussi peser sur les matières premières cotées en devise américaine. Pour les acheteurs non américains, un dollar plus cher renchérit mécaniquement le baril. Cette mécanique peut freiner la demande, sans supprimer la prime liée à Ormuz.
Les métaux précieux gardent aussi leur place dans ce contexte. Le Sénat de l’Alaska a adopté HB 1, un texte reconnaissant les pièces d’or et d’argent comme monnaie légale et exemptant certaines transactions en métaux précieux de taxes locales. Cette décision intervient alors que l’inflation et la dette publique restent des thèmes de marché.
Nvidia et la Chine ajoutent un second front de marché
Jensen Huang accompagne la délégation américaine
Le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, a rejoint la délégation de Donald Trump en Chine. Le déplacement réunit plusieurs représentants de grandes entreprises américaines. Le président américain a indiqué vouloir faire pression sur Xi Jinping pour obtenir une plus grande ouverture de l’économie chinoise.
Le dossier Nvidia reste sensible. Les puces H200 n’ont toujours pas reçu l’autorisation des autorités chinoises pour être vendues dans le pays. Le sujet touche à la fois la technologie, la sécurité nationale et les revenus futurs du groupe.
Pour les investisseurs, Nvidia reste un thermomètre du commerce technologique entre Washington et Pékin. Une autorisation chinoise changerait les perspectives de vente sur un marché clé. Un blocage prolongé maintiendrait la pression réglementaire sur le secteur des semi-conducteurs.
La Chine reste un test pour les valeurs technologiques
La présence de dirigeants d’entreprise dans la délégation américaine donne une dimension économique au voyage. L’objectif affiché porte sur l’ouverture du marché chinois. Le signal reste incomplet tant que les autorisations concrètes ne suivent pas.
Les valeurs technologiques américaines réagissent souvent aux annonces sur les exportations de puces. Nvidia concentre l’attention, car ses processeurs sont au centre de la demande en intelligence artificielle. Le dossier H200 résume le compromis recherché entre accès commercial et contrôle stratégique.
Ce second front s’ajoute au choc énergétique. Le marché doit donc intégrer deux variables : le cours du pétrole et les restrictions technologiques. Les deux peuvent affecter les marges, l’inflation et les anticipations de bénéfices.
Nouvelle-Zélande et métaux précieux : l’inflation reste mondiale
La RBNZ signale une hausse des attentes de prix
La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande fait état d’une légère hausse des anticipations d’inflation. Ce signal rejoint le thème observé aux États-Unis. Les banques centrales restent confrontées à des prix de l’énergie élevés et à des chaînes d’approvisionnement fragiles.
La Nouvelle-Zélande n’est pas au centre du choc pétrolier, mais elle en subit les effets indirects. Les coûts de transport et d’importation peuvent se transmettre aux prix domestiques. La réaction des ménages et des entreprises dépendra de la durée du maintien du baril à des niveaux élevés.
Cette hausse des anticipations complique aussi le calendrier d’assouplissement monétaire. Une banque centrale hésite davantage à baisser ses taux lorsque les anticipations repartent. Le cours du pétrole devient alors un facteur mondial, au-delà des seuls pays producteurs.
L’or et l’argent profitent du débat monétaire
Le vote de l’Alaska sur l’or et l’argent intervient dans ce climat. Le texte reconnaît les pièces de métaux précieux comme monnaie légale et retire certains freins fiscaux locaux. Il ne change pas l’architecture monétaire américaine, mais il montre le retour du débat sur les actifs tangibles.
L’or et l’argent sont souvent recherchés lorsque l’inflation inquiète. Leur rôle varie selon les périodes, mais ils gardent une place dans les allocations défensives. La hausse des anticipations d’inflation leur donne un intérêt renouvelé dans le débat public.
La séance reste donc calme en surface, mais plusieurs signaux pointent dans la même direction. Ormuz maintient la prime de risque sur l’énergie. La Fed, la RBNZ et les marchés obligataires doivent composer avec un baril encore proche de 100 dollars.
❓ FAQ
Pourquoi le cours du pétrole reste-t-il surveillé aujourd’hui ?
Le cours du pétrole reste surveillé car le détroit d’Ormuz concentre une partie du risque sur le transport d’énergie. Toute perturbation durable peut peser sur l’offre mondiale.
Quel lien existe entre cours du pétrole et inflation américaine ?
Un cours du pétrole élevé renchérit l’énergie, le transport et certains intrants industriels. Ces effets peuvent nourrir les anticipations d’inflation suivies par la Fed.
Pourquoi le dollar monte-t-il quand l’inflation américaine augmente ?
Une inflation plus élevée peut pousser la Fed à garder des taux élevés. Cette perspective soutient souvent le dollar face aux autres devises.
Pourquoi Nvidia dépend-elle encore des autorisations chinoises ?
Les puces H200 de Nvidia touchent à des restrictions technologiques et commerciales. L’accès au marché chinois dépend donc des décisions des autorités locales.
Les métaux précieux réagissent-ils au cours du pétrole ?
Les métaux précieux réagissent surtout aux taux réels, au dollar et à l’inflation. Un cours du pétrole élevé peut renforcer les craintes d’inflation, ce qui soutient parfois l’or et l’argent.
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